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HISTOIRE DU COUVENT
Couvent St Dominique - Corbara

 
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Du XVème siècle à la Révolution Française, comme dans la majeure partie de la Corse, la Balagne (Nord-Ouest de l'île) est évangélisée par des frères franciscains, dont certains résident au Couvent de Corbara.

LA PERIODE DOMINICAINE
Première période : de la Fondation à la confiscation

Lorsque le Père BESSON O.P. est envoyé au printemps 1855 en Corse pour étudier la possibilité d'ouvrir un couvent de l'Ordre sur l'île, les trois couvents dominicains fondés entre le XIIIe et le XIVe siècle ayant disparu. Celui qui prendra la suite du Père BESSON le Père BOURARD, disciple du Père LACORDAIRE, peu être considéré comme le véritable fondateur du Couvent dominicain de Corbara. Il ne restait alors que l'église et son clocher, le reste de l'édifice franciscain ayant été dilapidé lors de la tourmente révolutionaire. L'arrivée des Dominicains entrait dans le projet de l'Evêque d'Ajaccio, soucieux de la restauration de son diocèse et cherchant pour cela l'appui des religieux. Arrivés en 1855, il fallu plus de douze années au Dominicains pour compléter les quatres ailes du Couvent. Le but de cette fondation était de participer à la vie de l'Eglise en prenant en charge l'éducation des enfants des alentours, dans le cadre d'un modeste petit séminaire et en se mettant à la disposition des curés pour assurer les prédications et les missions. Le succès pastoral des Pères fut immédiat tandis qu'il fallut des personnalités aussi ferventes que tenaces pour pour résoudre les innombrables difficultés matérielles et administratives. L'orientation du couvent, avec l'appui du Père JANDEL, Vicaire général de l'Ordre, fut celle que voulu le Père LACORDAIRE alors Provincial de France (il est mort ne 1861) : sévère dans l'observance des pratiques traditionnelles, et mesuré dans l'application à la vie commune et aux cas particuliers, la prière communautaire et l'étude ayant les premières places, la pénitence étant particulièrement accentuée, selon les possibilités de chacun cependant.

Le Père CORMIER, grande figure de Corbara

Le Couvent pris son ampleur grâce au charisme du Père Hyacinte-Marie CORMIER, premier prieur. Il arriva en 1861, âgé de trente ans seulement, pour transporter le Noviciat de Sainte-Sabine (Rome) et assurer la charge de maître des novices, puis de prieur. Il avait reçu sa formation dominicaine à Flavigny, le couvent fondé par le Père LACORDAIRE, puis à Sainte-Sabine. Il restera à Corbara jusqu'en 1865, s'efforçant de donner à ce couvent d'études sa physionomie propre et de remédier au manque crucial de fonds tout en poursuivant les travaux de construction du Couvent. Répondant au Père CORMIER qui lui demandait d'être déchargé de sa fonction de Prieur, le Père JANDEL lui écrivait : "Dites bien à votre communauté que loin d'avoir voulu me débarrasser d'elle en l'incorporant à la Province d'Aquitaine, j'ai voulu lui donner par là le gage le plus assuré de mon affection toute spéciale, en pourvoyant à son avenir, et en ne sortant pas de ma charge sans l'avoir remise entre de bonnes mains". Le même Père JANDEL, à sa mort en 1872, aura honoré Corbara de sa présence par six fois. Le Père CORMIER quitta Corbara en octobre 1865, pour prendre la charge de Provincial de Toulouse. En 1904, il fut élu Maître général de l'Ordre. Le Pape Jean-Paul II le béatifia le 20 novembre 1994.

 
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