Un nouveau tournant. L'année 1903 vit la promulgation de la loi d'exclusion des communautés religieuses et la confiscation de leurs biens. Les quelques religieux qui occupaient encore le monastère à cette époque furent expulsés et le couvent devint, étrangement, propriété de la Commune de Corbara. Le triste sort du couvent, après la fermeture du noviciat, le départ forcé des Pères, et la spoliation quasiment totale du couvent, s'aggrava par la présence, durant la Grande Guerre, de prisonniers civils Allemands "internés". La surveillance fut confiée à la Commune de Corbara. Leur nombre dépassant 300, ils occupèrent non seulement les cellules, mais l'église, transformée en dortoir, et la sacristie. Le couvent et ses dépendances, terrains y compris, étaient dans un état de délaissement lamentable. Les Pères, invités par la population locale et selon du vif souhait du futur Bienheureux Père CORMIER, alors Maître général, purent revenir, en petit nombre, et au prix d'innombrables tracasseries administratives, en 1927. Le Père GARDEIL, neveu du précédent, y mit lui aussi tout son poids. D'abord couvent de repos de la Province de France, il devint un couvent de ministère en 1931, avec l'arrivée de nouvelles recrues. Malgré la mauvaise santé des pères, la difficulté pour les continentaux de comprendre la culture et la mentalité du peuple Corse, ainsi que la lenteur des déplacements dans l'ile, le nombre des besoins et la qualité du cadre, la personnalité de plusieurs pères, entre autres du Père OBEIN (prieur de 1931 à 1940), véritable "père du couvent" pour cette étape, favorisèrent le bon départ de cette nouvelle orientation. Couvent apostolique d'où partaient les Pères pour se rendre à leur lieu de prédication, Corbara devint encore davantage un lieu de retraite pour un grand nombre de personnes. LA REPRISE DU COUVENT PAR LA CONGREGATION
SAINT JEAN A
la fin des années 1980, les trois derniers pères dominicains
âgés durent envisager leur départ et la fermeture
du couvent. Le "hasard" d'un article de revue dirigé
par les dominicains et l'insistance deplusieurs personnes amies du Couvent
conduisirent la Province de France à demander au Père Marie-Dominique
PHILIPPE, dominicains de la Province de Paris et ancien professeur
de philosophie à l'Université de Fribourg, fondateur et
alors supérieur général de la Congrégation
des Frères de Saint-Jean, d'envoyer un groupe de religieux pour
prendre la suite. Après de grandes difficultés administratives
et une période de transition, le Couvent Saint-Dominique de Corbara
connut une nouvelle mutation et est désormais placé sous
la houlette de religieux dont la vie, la spiritualité et le type
d'activité sont très proches de ceux des Frères Prêcheurs. |
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Le Couvent,
vu de la grotte du Père DIDON |
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| Père
Marie-Dominique PHILIPPE avec le pape Jean-Paul II |
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| Les frères du Couvent Avril 2004 |
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